Pierre Malengreau, L’interprétation à l’œuvre, Lire Lacan avec Ponge.
Pierre Malengreau, L’interprétation à l’œuvre. Lire Lacan avec Ponge. A l’ouverture du livre de Pierre Malengreau, le lecteur est d’abord époustouflé par les références bibliographiques : Pierre a lu tout ce que Ponge a écrit, a lu aussi tout ce qui s’est écrit sur Ponge. Mieux, il a lu ce qui n’a pas encore été publié : par exemple, l’échange épistolaire entre Lacan et Ponge. Le lecteur … Continuer de lire Pierre Malengreau, L’interprétation à l’œuvre, Lire Lacan avec Ponge.
Intervention sur le cours de Miller, Choses de finesse en psychanalyse
Lecture des deux premières séances du cours de Jacques-Alain Miller, Choses de finesse en psychanalyse. J’essaierai de cerner l’usage de deux références que Miller emprunte à la philosophie : l’esprit de finesse chez Blaise Pascal et le jugement réfléchissant chez Emmanuel Kant, références à partir desquelles Miller situe l’explicitation de la cause du désir, l’isolement de cette cause, que le sujet perçoit en « un … Continuer de lire Intervention sur le cours de Miller, Choses de finesse en psychanalyse
James Joyce ~ « — Hé, Stephanos! — Voilà le Dédale! »
James Joyce, Portrait de l’artiste en jeune homme, Chapitre IV I. La temporalité, les jours, les semaines, les mois, sont ponctués par des rites religieux, par des pratiques religieuses, par des exercices spirituels. Et Stephen Dedalus prie. Pourquoi prie-t-il, pourquoi va-t-il à confesse ? — parce qu’il ne sait pas dans quelle mesure il a obtenu « la rémission du châtiment temporel ». Et craint au contraire que sa … Continuer de lire James Joyce ~ « — Hé, Stephanos! — Voilà le Dédale! »
Stéphane Mallarmé, Résolution d’une crise
1866 – 1869, Crise. 1 Les poèmes « parnassiens ». 2 Déclenchement et résolution de la crise. 3 Hérodiade. 4 Une nouvelle poétique. 5 Le Beau. 6 Sonnet allégorique de lui-même. 7 Disposons sur notre table de travail les Poésies de Mallarmé (par exemple, celles commentées par Benichou dans son livre Selon Mallarmé), la Correspondance complète (par exemple, celle éditée par Bertrand Marchal), ses Divagations et autres … Continuer de lire Stéphane Mallarmé, Résolution d’une crise
Note sur le concept de norme chez Freud
Une difficulté surgit, pour qui veut rassembler une série d’occurrences du concept de «norme» chez Freud dans la traduction des œuvres complètes de Freud en français. En effet, il n’existe pas une maison d’édition qui rassemble tous les textes de Freud en français — hormis celle de Jean Laplanche, aux Presses universitaires de France, mais dont la traduction de certains termes allemands est assez incompréhensible. … Continuer de lire Note sur le concept de norme chez Freud
Intervention à l’ACF-Belgique sur « Choses de finesse en psychanalyse » (J.-A. Miller)
Jean-Claude Encalado 20 octobre 2016 (Intervention de 10 minutes à l’atelier de lecture de l’ACF-Belgique sur le cours de Jacques-Alain Miller, « Choses de finesse en psychanalyse ».) Lecture des deux premières séances du cours de Jacques-Alain Miller, « Choses de finesse en psychanalyse ». J’essaierai de cerner l’usage de deux références que Miller emprunte à la philosophie : l’esprit de finesse chez Blaise Pascal et le jugement réfléchissant … Continuer de lire Intervention à l’ACF-Belgique sur « Choses de finesse en psychanalyse » (J.-A. Miller)
Au programme cette année
Chers, Cette année, nous nous tournons une nouvelle fois vers des artistes. Nous essayerons de cerner ce qu’il en est de leur invention originale (esthétique, pragmatique, sinthomatique), qui en retour les soutient. Pour ce, nous prendrons appui sur Lacan (Le séminaire XXIII, Le sinthome), sur Jacques-Alain Miller (« Pièces détachées »), sur Éric Laurent (L’envers de la biopolitique). Et sur des artistes, notamment Joyce (Stephen … Continuer de lire Au programme cette année
Paul Celan. Todesfuge. Le Méridien.
Paul Celan, Todesfuge I Schwarze Milch der Frühe wir trinken sie abends wir trinken sie mittags und morgens wir trinken sie nachts wir trinken und trinken wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng Ein Mann wohnt im Haus der spielt mit den Schlangen der schreibt der schreibt wenn es dunkelt nach Deutschland dein goldenes Haar Margarete er schreibt es und … Continuer de lire Paul Celan. Todesfuge. Le Méridien.
Sainte Thérèse d’Avila, Le livre de la vie, séance 2
Nous poursuivons avec sainte Thérèse d’Avila.
Nous poursuivons avec elle, en nous appuyant sur ce que Lacan dit d’elle dans Encore.
Au moment où il s’agit de distinguer la jouissance féminine de la masculine, il recourt aux mystiques.
Les hommes par définition, jouissent de l’autre, d’une femme, du corps d’une femme, en tant qu’il l’ont réduite à un objet, en tant qu’elle recouvre et est supportée par un objet pulsionnel, en tant qu’elle active cet objet. Un homme ne jouit pas s’il n’y a pas cet objet.
Lorsque Lacan distingue la jouissance féminine de la jouissance masculine, il nous montre aussi comment chaque « sexe » invente une réponse à un défaut de structure, à un trou : le non rapport entre les sexes. Chacun se trouve confronté à devoir inventer une réponse à ce trou auquel il est confronté.
Pour traiter la jouissance masculine, Lacan s’appuie sur une innovation historique, l’amour courtois (spécialement sur les livres d’Etienne Gilson, La théologie mystique de saint Bernard, celui de Denis de Rougemont, L’amour en Occcident, et celui d’Anders Nygren, Eros et Agapè) ; et pour traiter de la jouissance féminine, il s’appuie sur les textes des mystique, Hadewijch d’Anvers, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, et d’autres encore.

Il nous montre en quoi cette jouissance mystique répond à un défaut de structure : le non-rapport sexuel. La distinction des structures de jouissance est fonction de la distinction des réponses de jouissance eu égard à un absence du rapport sexuel à laquelle ils sont confrontés : Continuer de lire « Sainte Thérèse d’Avila, Le livre de la vie, séance 2 »